Chaque jour, nous devons faire face à nos émotions, des émotions parfois fortes, intenses, des émotions négatives, des émotions positives…

Chaque jour, elles sont là, elles nous accompagnent et c’est tant mieux.

Mais, parfois, on peut se laisser déborder par elles. Se laisser submerger.

Par le stress, une anxiété permanente, une trop grande empathie.

On se sent alors tout(e) petit(e), déboussolée, sans protection. Le cœur peut s’emballer, le souffle se perdre et ressentir une forme d’impuissance face à certaines situations.

Je l’ai vécu et le vis encore de temps à autre.

Lors de grands moments d’anxiété, je me bloquais complètement, je n’arrivais pas à avancer, à faire. C’était comme si un verrou s’était posé sur la porte que j’ouvrais chaque jour d’habitude pour vivre ma vie. Estomac noué, respiration heurtée, peur.

Quel levier pour dénouer la situation ?

A force de rester dans ma tête et de cogiter, je me suis épuisée toute seule.

J’ai donc un jour décidé de reprendre le crayon et le papier et de tout déposer par écrit.

Toutes les peurs, douleurs, traumas (qui, pour certains se sont révélés à cette occasion), doutes…

Tous ces tracas plus ou moins grands qui m’empêchaient de vivre. D’être.

Les poser sur papier, les voir écrit, hors de ma tête, m’a permis de prendre une distance avec eux.

Cela m’a permis de les mettre loin de moi, de les observer.

Dans un premier temps, j’ai fait des listes de soucis, j’ai vidé mon sac en quelque sorte.

J’ai senti que déjà, le souffle s’apaisait. Le poids sur la poitrine devenir plus léger.

Puis, j’ai creusé un peu plus. J’ai approfondi ces listes, me suis arrêtée sur tel ou tel problème, telle ou telle barrière.

J’ai écrit mes questionnements. Je me suis moi-même interrogée via le papier.

J’ai créé une sorte de dialogue entre mes angoisses et moi-même. J’ai abordé celle-ci comme une personne et non plus comme étant de ma responsabilité.

J’ai écrit, chaque jour.

Parfois, je n’avais rien à dire. Je m’y collais quand même et je commençais par

« Ce matin, je ne sais pas quoi dire. Je prends mon stylo et je ne sais pas quoi dire. »

Et petit, à petit, les mots venaient.

La face immergée de l’iceberg

Je disais plus haut que certains traumas avaient émergé lors de l’élaboration de ces listes.

Effectivement, quand on est pris dans la routine du quotidien, au rythme souvent soutenu, on tasse, on cache certains états d’âme, on minimise. On ne prend pas le temps de les regarder et de leur accorder la valeur qu’ils devraient avoir. On ne les accepte donc pas non plus et pourtant ils sont là.

Je pense particulièrement à un trauma qui m’est remonté à la figure en écrivant.

En le voyant, en le matérialisant, j’ai pris conscience de ce que je vivais, de la réalité d’une chose que j’avais jusqu’à lors totalement minimisée.

Ce fut une révélation. J’ai écrit et écrit dessus pendant un moment, j’avais tant de choses à dire, à poser sur le sujet. Au fur et à mesure, je sentais que je reprenais pied.

Doucement, mais sûrement. Je réhabilitais une part de moi-même.

Quand je sens aujourd’hui, la peur, le stress monter, j’essaie de trouver un moment pour respirer et poser mes pensées par écrit. Eloigner l’anxiété. Voir si certains nœuds ignorés ne remonteraient pas à la surface.

Durant le confinement, j’ai beaucoup utilisé l’écriture pour m’apaiser.

Garder les pieds sur terre, rester ancrée dans cette tourmente de mauvaises nouvelles dont nous inondaient les médias. Et retrouver peu à peu mon optimisme et mon énergie positive. J’ai également retrouvé le sommeil car je ne ruminais plus les mêmes idées noires. Je les avais traitées par écrit avant.

L’écriture permet d’accepter, de s’accepter, de se traiter avec bienveillance aussi.

 

Une piste pour démarrer ?

Avoir envie.

Si tu as l’envie de changer, de faire bouger les choses, un carnet et un crayon suffisent pour entamer un travail sur les émotions.

Noter ses pensées, ses réflexions, ses états d’âmes, les événements stressants tels qu’ils sortent de notre cerveau. Sans filtre.

Parler avec le cœur.

Tu peux écrire sous forme d’un journal intime ou bien d’une série de notes dans un carnet.

Je te conseille de te donner un temps d’écriture, 10 ou 15 minutes par exemple, pour commencer, et d’écrire sans t’arrêter pendant ce laps de temps. Quand la cloche sonne, tu t’arrêtes.

Répète cela plusieurs jours de suite, jusqu’à ce que tu sentes que la fluidité est là. Tu pourras ensuite, si tu le souhaites, allonger le temps imparti.

L’idée du temps limite est que cela n’empiète pas sur le reste de ton organisation, peut-être déjà très chargée.

Comme ça, pas d’excuse pour faire sortir l’écriture de ta routine.

Crois en elle, l’écriture a vraiment des vertus thérapeutiques et permet d’ouvrir des portes, de libérer des émotions trop longtemps gardées.

 

Besoin d’un coup de pouce ?

Tu peux aussi profiter de certaines initiatives pour mettre un premier pied dans la mare de l’introspection. Oser faire un premier pas.

Une fois n’est pas coutume, je vais te parler de celle que nous mettons en place avec Virginie, coach de vie, de RealISE Coaching, la semaine du 13 juillet prochain.

Nous organisons ensemble une semaine de coaching – écriture :

la Semaine « EXPLORATION ».

5 jours, 5 thématiques, dont la gestion des émotions justement.

La semaine sera rythmée par du coaching et des missions d’écriture, avec un retour sur les écrits que l’on m’enverra.

Je t’invite à participer et voir si cela te parle. Essayer est toujours enrichissant.

 

Et toi, utilises-tu l’écriture pour gérer tes émotions?