Trop de choix, pas assez d’idées. Commencer à écrire un livre sans expérience est rudement compliqué. On accumule des scénarios dans notre tête, on se laisse marcher dessus par nos peurs, par les idées reçues qu’on a sur l’écriture d’un livre et on laisse tomber. La voix critique se régale et vient nous arracher notre rêve d’auteure, une fois de plus.

Pourtant, il est possible de se lancer, même quand on est novice, en appliquant sept conseils et astuces simples et efficaces. Des conseils inédits pour réfléchir à la place que tu accordes à l’écriture et à son lieu de réalisation. Des conseils pour t’aider à mettre en place des actions essentielles pour cultiver un état d’esprit positif propice à l’écriture. Des conseils pour identifier la manière dont tu veux organiser et structurer ton travail d’écrivain.

 

1. S’organiser pour écrire son livre

L’écriture d’un livre est un véritable projet à part entière qui nécessite une organisation rigoureuse et un engagement sans faille. Pour réussir à écrire un livre sans expérience, il est essentiel de se préparer et de créer un environnement propice à la créativité.

 

Choisir son lieu d’écriture

Trouver l’endroit idéal pour écrire est crucial. Que ce soit chez soi ou dans un café, l’important est de tester différents lieux pour déterminer celui qui favorise le mieux ta concentration et ton inspiration. Un lieu agréable et confortable où tu prends plaisir à t’installer peut faire toute la différence.

 

Faciliter l’accès à son espace d’écriture

Un lieu d’écriture doit être facilement accessible. Si se rendre à cet endroit nécessite trop d’efforts, cela peut devenir un frein à l’écriture. De plus, tes outils d’écriture doivent être organisés et prêts à l’emploi pour éviter toute perte de temps.

 

Gérer son temps d’écriture

La gestion du temps est souvent un défi pour les écrivains débutants. Il est important de se connaître et de comprendre son propre rythme d’écriture. Observe-toi pour identifier les moments où tu es la plus productive et intègre ces plages horaires dans ton emploi du temps.

Si tu souhaites aller plus loin sur la manière de mieux gérer ton temps, je t’invite à cliquer sur mes 7 conseils pratiques.

 

S’adapter aux imprévus

Il est inévitable que des imprévus surviennent. Avoir un plan B pour les moments d’écriture perturbés peut aider à maintenir la continuité de ton projet. Prévois des plages horaires alternatives pour t’assurer de ne pas perdre le fil de ton écriture.

 

2. Adopter un état d’esprit positif

femme sourit pouces en l air

 

S’autoriser à écrire

Avant toute chose, tu dois te donner la permission pleine et entière d’écrire. Tu dois être convaincue de ce droit. Personne ne peut t’interdire d’écrire un livre, de raconter une histoire, de témoigner d’une expérience professionnelle ou de vie. Te sentir légitime d’écrire un livre sans expérience est primordial pour aller au bout de ton projet.

Or, c’est souvent là-dessus qu’on bute quand on écrit un livre sans expérience. On pense qu’on n’est pas assez lettrée, pas assez douée en français, pas assez intéressante.

  • « Pour qui je me prends ? »,
  • « Qui ça va intéresser ? »,
  • « On a déjà tout dit sur ce sujet ! » sont des phrases que j’entends très régulièrement dans mes accompagnements.

Et j’ai envie de dire : tant mieux ! Cela signifie que vous vous posez les bonnes questions, que vous envisagez l’écriture comme un processus long et sérieux.

On sous-estime les fausses vérités sur l’écriture d’un livre !

 

S’inspirer de la réalité du marché

Combien de personnes publient aujourd’hui ? Un très grand nombre. Cela veut dire que les gens prennent conscience qu’ils peuvent s’exprimer, même sans être un auteur déjà reconnu, même sans avoir jamais baigné dans le monde littéraire.

Et c’est une énorme différence avec ce que nous connaissions au siècle dernier. Non seulement tu peux publier, être lue, mais tu en as le droit.

Je fais le parallèle avec un mouvement artistique brésilien que je viens de découvrir, le pixaçao, qui est une écriture qui puise ses origines dans les runes notamment et qui délivre aujourd’hui un message de récupération de la parole par les habitants des périphéries dans l’espace urbain, dans la ville.

On voit ici combien la parole, le droit à l’expression est important et légitime chez tout le monde. Donc pourquoi pas toi ? Occupe l’espace, prends la parole, tu en as le droit !

 

3. Cultiver sa confiance en soi

Une fois lancée dans l’écriture du livre, prends soin de toi et de ta confiance en toi. Le chemin est long et elle peut s’éroder.

 

Éloigner la voix critique

Pour parvenir à écrire un livre sans expérience, il est important de rester la plus authentique possible quand on écrit. De prendre le temps de s’interroger aussi quand la vilaine petite voix vient nous dire qu’on est nulle.

  • Pourquoi me dit-elle cela à ce moment précis ?
  • Est-ce que je n’aurais pas une baisse de régime pour une autre raison ?
  • Que se passe-t-il dans ma vie, dans mon corps qui pourrait expliquer que d’un coup cette voix prend de la place ?

Éloigne la voix et installe la distance en la questionnant. Tu prendras ainsi du recul par rapport à tes propres peurs également, souvent liées à cette vilaine voix.

 

Un exercice pour éloigner la vilaine voix

Cet exercice fonctionne bien et j’aime l’utiliser quand je suis trop envahie par ma voix critique.

Prends un carnet et un stylo.

Inscris sur la première page la question suivante:

Pourquoi est-ce que j’écris ?

Réponds jusqu’à épuisement des raisons. Ainsi, tu te reconnectes à ton désir, à ton besoin décrire, et à pourquoi tu écris. C’est ta source, ton moteur pour le faire.

Puis, entame une nouvelle page.

Écris en haut de celle-ci l’une des affirmations déplaisantes que la petite voix te susurre à l’oreille.

Par exemple: « Je n’arriverai jamais à écrire car je ne suis pas intéressante. »

En-dessous, pose par écrit tous les arguments, tous les exemples de situations, les paroles de tes proches ou d’inconnus qui viennent infirmer cette affirmation. Appuie-toi sur toutes les situations vécues où on t’a dit ou montré que si, tu es intéressante.

Répète cet exercice pour chaque phrase assénée par la vilaine voix pour contrecarrer tes plans d’écriture.

Les réponses et les arguments que tu apporteras sont véridiques puisque tu les vécus.

Ta vilaine voix auront donc beaucoup plus de mal à t’influencer par la suite.

Au moment d’écrire un livre sans expérience, on est rattrapé par de nombreuses peurs. Explore-les pour mieux les comprendre et les déjouer dans cet article.

 

S’entourer des bonnes personnes 

L’état d’esprit se cultive aussi grâce aux personnes de notre entourage. Quand on écrit un livre sans expérience, on peut être tenté de demander à nos proches de nous lire régulièrement. De nous lire alors même qu’on rédige. Attention à ne pas aller trop vite dans le choix de ces relecteurs !

En effet, notre famille, nos proches, sont peut-être géniaux sur plein de plans mais ils ne seront peut-être pas les meilleures personnes pour nous faire des critiques constructives, pour nous booster quand on a un coup de mou. Les raisons sont multiples, mais le lien avec vous joue forcément sur la position que prendra ce proche pour effectuer un retour.

La peur de blesser, ou encore un désir d’écrire aussi qui aura été refoulé pourra rendre le commentaire partial.Et ce n’est pas grave.

Par contre, il faut veiller à identifier celles qui pourront le faire, car tu auras besoin d’un regard extérieur et tu auras besoin de soutien.

 

 

4. Poser les bases du livre

Ça y est, tu as repensé ton quotidien, tu as un état d’esprit au top pour commencer à écrire ton livre ! Il est temps de poser les bases du livre. Par quoi commencer ?

 

Trouver l’idée

Sur quoi est-ce que je vais écrire ?

C’est probablement LA question qu’on se pose toutes au moment d’écrire un livre sans expérience. Il nous faut une idée, et une très bonne idée ! Il n’y a pas de méthode idéale et qui marche à tous les coups pour trouver l’idée qu’on va développer pendant tout un livre, mais peut-être y a-t-il des manières de procéder, des questions à se poser.

Commençons par nous poser des questions. D’où viennent nos idées en général ?

De nos lectures, de ce qu’on entend et voit, de notre entourage, de nos souvenirs, des articles qu’on parcourt, des podcasts qu’on écoute, des expositions qu’on découvre.

Être ouverte à tout cet univers qui fait déjà partie de nous et qui nous donne des informations et des idées à profusion va nous aider à identifier un thème qui nous tient à cœur.

 

Affirmer et assumer son choix

Une fois qu’on l’a trouvée, on peut se demander mais est-ce que c’est la bonne ? Les questions vont encore être d’une grande aide ici, une en particulier. Isole l’idée qui te donne des frissons et applique-lui la technique du « et si ? ».

Par exemple si ton idée maîtresse est la perte d’un enfant pour une femme en pleine rupture amoureuse, demande-toi :

  • Et si la femme perdait pied avec la réalité, que se passerait-il ?
  • Et si son compagnon refusait de la quitter, quel impact est-ce que cela aurait sur leur relation ?
  • Et si cet événement se déroulait dans les années 90, à New-York, alors que le couple est en expatriation, quelles différences cela impliquerait ?…

Interroge l’idée, creuse les possibles pour voir où cela peut te mener mais aussi pour voir si cette idée, tu pourras écrire dessus durant tout un livre.

Comme je l’ai déjà dit, écrire un livre sans expérience, qu’il soit pro ou de fiction, est un long fleuve pas vraiment tranquille et il faut que ton idée te porte jusqu’au bout.

Pour mettre le doigt sur ton idée, pense aussi à ton plaisir de lectrice.

  • Qu’est-ce qui fait que tu vas au bout d’un roman ?
  • D’un livre professionnel ?
  • Quels sont les thèmes, les rouages, les manières d’écriture qui te parlent et te font vibrer ?

 

Tester

Pour aller plus loin et ancrer ton idée, je t’invite aussi à tester plusieurs scénarios possibles. Quand on débute, il est important de prendre le temps du doute, si on l’éprouve bien entendu.

De nombreux auteurs aguerris passent encore par cette phase car elle permet d’aller détricoter une idée jusqu’au bout ou presque et d’avoir une vision d’ensemble sur ce que l’on peut obtenir.

Est-ce cela que je veux ? Est-ce de cela que je veux parler pendant 250 pages ?

Durant cette étape d’élaboration de scénarios, on se donne aussi la possibilité d’être surprise. En effet, on peut avoir une idée de départ en tête et réaliser que ce n’est finalement pas vers là qu’on souhaite aller. Pouvoir l’envisager avant de s’être lancée dans l’écriture du livre nous facilite le travail et nous évite bien des blocages par la suite, croyez-moi !

Tu auras peut-être le sentiment que tu perds du temps, que tu n’avances pas, que tu n’écris pas. Détrompe-toi ! Tu fais un travail de fond qui te donnera la possibilité d’aller plus vite ensuite et de lever les barrières rencontrées lors de la phase de rédaction.

 

5. Établir un plan ou opter pour l’écriture libre

plan ordi carnet

Il est temps maintenant d’établir un plan…ou pas.

 

Suivre un plan

Beaucoup d’auteures auront envie de travailler à partir d’un chemin de faire. Poser le plan du livre permet de clarifier sa pensée, sa logique tout au long de l’ouvrage. Cela aide aussi à se délester considérablement du poids de la peur de la feuille blanche. En effet, tu auras noté sur papier toutes les étapes de ton livre. Au moment de te mettre à écrire, tu n’auras donc plus qu’à choisir celle que tu veux traiter en fonction de ton humeur ou de ton inspiration. Tu n’es pas obligée de rédiger dans l’ordre.

Bâtir un plan au moment d’écrire un livre sans expérience permet aussi de la rigueur et un meilleur repérage. Cela évite les blocages car on sait où on veut aller, nos idées sont cadrées. On a une vision d’ensemble de notre manuscrit, très utile pour commencer à écrire mais aussi pour la réécriture.

Préférer l’écriture libre

Tu sais par contre que le plan n’est pas pour toi car tu travailles à l’instinct ? Tu ne sais pas respecter un plan ? Bonne nouvelle ! Tu peux aussi commencer ton livre sans direction détaillée.

Sans expérience, c’est peut-être plus complexe et hasardeux mais pas impossible. Selon notre logique et le fonctionnement de notre cerveau, on est tout à fait à même de lier nos idées indépendamment d’un plan papier.

Je dois dire que je me situe un peu entre les deux. J’aime poser les idées clés sur papier et les organiser m’aide à démarrer et à ne pas me perdre.  Cependant, j’ai aussi besoin de laisser aller mon inspiration si elle m’attrape à un moment et me fait sortir du cadre.

Chacune définira son style et la méthode qui lui convient.

 

6. Garder le cap quand on écrit un livre sans expérience

Tu commences à écrire et le plus dur est alors de continuer d’avancer.

 

S’en tenir à ses choix

Tu as fait des choix pour tes personnages et pour ton intrigue si tu écris un roman.  Tu as décidé d’un plan ou d’un sommaire si tu écris un livre professionnel. Tiens-toi à ces choix et avance sans te retourner.

Pour un premier jet, c’est le plus important. Sinon, je pense que tu t’en doutes, on passerait notre temps à se dire : «Mais non, ça c’est nul, je pourrais le dire autrement », et on n’avancerait pas.

Faisons taire la vilaine petite voix et écrivons.

 

Valoriser la pause

Pour tenir la distance, il est également indispensable de s’autoriser des pauses, des moments de blanc.

En effet, il est fort probable que durant la phase d’écriture, tu vives un manque d’inspiration. C’est tout à fait normal et très courant, qu’on soit en train d’écrire un livre sans expérience ou qu’on ait déjà publié. Accepte l’absence d’inspiration, le manque d’idées satisfaisantes.

Quand cela arrive, sors faire un tour, va t’aérer l’esprit, fais du sport si tu en as la possibilité.

Coupe avec l’écriture le temps de désencombrer ton cerveau.

 

Se fixer de petites échéances

L’erreur trop souvent répandue quand on écrit un livre pour la première fois, c’est de regarder en permanence l’objectif final : le livre publié entre les mains de plusieurs lecteurs. De quoi en terrifier plus d’une non ?

À trop regarder la finalité du projet, on prend le risque de renoncer devant l’ampleur du travail à effectuer pour y parvenir. Alors posons plutôt notre regard sur des échéances à court terme, réalisables car raisonnables et que nous pourrons valider tout au long du parcours d’écriture.

Comme ça, on se réjouit des progrès et des objectifs atteints, on se félicite pour ça et on gonfle notre confiance pour tenir jusqu’au bout du livre ! Vive la technique des petits pas !

 

7. Écrire un livre sans expérience : choisir de se faire accompagner

Enfin, quand on se lance dans l’écriture d’un livre et qu’on est débutante, je recommande fortement de se faire accompagner.

 

La richesse d’un regard extérieur

Pouvoir soumettre ses questionnements, ses idées, la façon dont on pense un livre à un(e) professionnel(le) de l’écriture est une aide précieuse et fait gagner du temps. Cela permet aussi de faire le tri et de gagner en précision sur ce qu’on veut et sur comment on veut le dire. En effet, élaborer une pensée à voix haute à quelqu’un demande une prise de recul et un choix de mots. Cela suscite également des prises de conscience, des révélations qui souvent permettent de dénouer une situation.

Les retours sont fréquents dans les accompagnements et nous guident tout au long de l’écriture, de quoi faciliter la réécriture par la suite. Ce qui est à considérer.

 

Un booster de moral

Être accompagné(e) dans l’écriture de son livre c’est aussi pouvoir compter sur un(e) partenaire toujours prêt(e) à te soutenir quand le moral flanche. Un soutien pour te pousser s’il/elle voit que tu ne vas pas aussi loin que ce que tu pourrais ou si tu abandonnes un peu ta voix, ton angle de vue.

Il/elle est comme un partenaire de marathon. C’est ton second souffle.

C’est un atout considérable pour la cohérence du manuscrit !

 

Un curseur

Quand on écrit un livre, on s’éloigne aussi parfois du propos central. Ou bien on n’ose pas aller trop loin, dire les choses comme on voudrait vraiment les dire. Parce qu’on a peur de blesser, parce qu’on craint le regard des autres, parce qu’on se dit que c’est ridicule ou qu’on invente des choses.

Se faire accompagner au moment d’écrire un livre sans expérience nous offre la possibilité d’avoir un retour sur tous ces questionnements, tous ces doutes. Il est alors plus facile de trancher car on aura réussi à mettre sur la table une série complète d’arguments. On aura creusé la question, confronté les idées jusqu’à toucher la corde sensible, celle qui vibre en nous et viendra nous délivrer sa réponse.

Écrire un livre sans expérience, c’est possible !

Tu as vu, si tu en as vraiment envie, écrire un livre même sans expérience est tout à fait réalisable.Cela demande un peu d’organisation et de l’anticipation pour pouvoir tenir le rythme sur la durée.

Virginie Jullien que j’ai accompagnée pendant plusieurs mois n’avait jamais écrit de manuscrit avant de se lancer dans l’aventure, et elle publie son premier livre en ce moment ! Quelle fierté et quelle joie de l’avoir aidée dans ce chemin créatif ! Tu peux d’ailleurs écouter son témoignage pour t’inspirer.

Je suis convaincue que nous avons tous et toutes une histoire (ou plusieurs) à partager. Chaque voix a sa place dans notre monde et j’ai à cœur de t’aider à occuper cette place, par mes articles et mes accompagnements, surtout si tu veux écrire un livre sans expérience. Mon accompagnement Écris ton livre est très personnalisé et porteur de ces valeurs.

Si tu as une histoire qui dort depuis trop longtemps dans un tiroir, contacte-moi pour qu’on en parle. Je suis sûre que nous trouverons une manière de la dépoussiérer.