Vivre en expatriation est une aventure.
Un voyage quotidien, un détour par des chemins inconnus, des sentiers cachés, qui, une fois dénichés nous remplissent l’âme et le cœur de souvenirs incroyables.
C’est aussi un chemin vers une facette de nous que nous ne connaissons pas encore.
Celle que nous sommes en arrivant ne sera plus la même en partant. Elle aura évolué, elle aura appris. Beaucoup.
L’expatriation, c’est s’offrir l’occasion de se connaître chaque fois un peu plus. D’aller à la rencontre de ses multiples facettes.

Excitant, non ?

Mais pourquoi en expatriation peut-on particulièrement parler de page blanche à remplir ?

Et comment la remplir ?

Que va-t-on bien pouvoir y mettre ?

Attrape ta loupe et examinons cela plus en détails.

 

Pourquoi considérer l’expatriation comme une page blanche ?

cahier lilas

L’expatriation est un départ.

Quelque chose de nouveau vers lequel on se tourne.

On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. On imagine, on suppose, on se projette mais rien n’est écrit. La vérité, c’est que tout reste à faire, à vivre, à inventer.

On voit aussi l’expatriation comme une page blanche, probablement parce que pour beaucoup d’entre nous, c’est un moment particulier.
Un moment de pause, un moment-rupture.

Un moment vide.
Vide ? Oui.
Vide de repères qui sont à reconstruire.
Vide de sens qui est à retrouver.
Mais pas vide d’énergie.
En effet, comme le dit Trinh Xuan Tuan dans son livre La plénitude du vide, « le vide est plein, il est à l’origine de tout. »
Ce moment de vide suscite remise en question, prise de conscience puis passage à l’acte.
On est loin de chez nous, dans un pays où personne ne nous connaît, alors, quand on réactive l’envie et l’énergie, on ose réaliser des choses qu’on croyait impensables!
Souvent, je me dis que si j’étais restée en France je n’aurais jamais osé lancer mon activité. Parce que trop prise dans la routine, parce que trop prise par le regard d’autrui, notamment de mes proches.

Loin des siens, on se permet plus.

On s’autorise plus.
On essaye, on tente et si on marque, tant mieux!

Sinon, on repart avec une étincelle en plus:

J’ai osé!
J’ai grandi!

? D’ailleurs, je t’invite à citer une chose que tu as réalisée à l’étranger et que tu n’aurais jamais fait / osé en France.

Je suis certaine qu’il y en a au moins une.

 

Une nouvelle manière d’être soi

 

L’expatriation est une page blanche que tu vas remplir.
Tu vas y poser tes mots, tes envies, tes espoirs.
Tu vas y façonner une vie que tu rêves.
Tu vas inventer une manière d’être rien qu’à toi, pleine et entière.
Tu vas tenter, risquer, y inscrire tes échecs et tes succès.
Avec des ratures, des retours à la ligne, des erreurs, des bons mots, des émotions qui se disputent pour tenir le devant de la scène.

Comme je le disais plus haut, s’expatrier c’est aussi aller à la rencontre de soi.

On est obligé d’amorcer un changement si on veut s’adapter, si on veut se sentir bien dans cette nouvelle culture. Si on veut retrouver un équilibre loin des siens.

Par conséquent, on sort de sa zone de confort, on va vers les autres, on ose plus car personne ne viendra nous chercher sinon.

On se découvre plus audacieuse, on se découvre créative.

Oui, créative ! Car jongler entre les enfants, le boulot, la vie sociale, l’administratif, la santé et j’en passe, requiert de la créativité. Il faut trouver les astuces pour réussir à tout mener de front sans se perdre et surmonter les obstacles sans l’aide de ses proches.

Cette page blanche qu’on écrit sur soi est fabuleuse.

Elle est fabuleuse car tout est permis.

Tout devient possible.

Je ne sais pas vous, mais quand j’ai commencé à réaliser que je pouvais faire des choses que je n’aurais jamais tentées en France (comme vendre mes créations crochet sur un marché), j’ai su que je n’allais pas m’arrêter là.

Malgré les difficultés de la vie en expatriation dont j’ai déjà parlé, cette expérience fut un véritable révélateur pour moi.

J’ai pris conscience de mon potentiel créatif et gagné en confiance quant à ma capacité à proposer un contenu de qualité.

 

? Petit exercice qui fait du bien : qu’est-ce que tu meurs d’envie de faire et que tu pourrais activer pendant ton expatriation ? Ecris ta réponse noir sur blanc pour lui donner vie.

 

3 propositions pour poser les premiers mots de cette page blanche

 

S’accorder du temps

Pense à toi. Ecoute tes besoins et offre-toi du temps.

Partir à l’étranger n’est pas une mince affaire et très souvent on plonge dans ce nouveau bain bouillonnant sans penser à soi.

Ralentis.

Inscris un moment rien que pour toi dans ton emploi du temps pour être à ton écoute.

 

Cultive ta créativité

Emerveille-toi, observe avec des yeux presque naïfs ton nouvel environnement.

Imprègne-toi de cette atmosphère, de ces paysages, de ces bruits, de ces parfums et laisse émerger les idées, les considérations.

Pose ces sensations par écrit, ou via la peinture, la photo, le mouvement.

Embrasse et incarne ton moyen d’expression.

 

Joue les audacieuses

Tu as envie depuis longtemps de participer à un atelier théâtre ? Il y en a au coin de la rue. Fonce !

Tu veux essayer le tango ? Le centre culturel du quartier voisin propose des cours. Inscris-toi !

Tu rêves de te former à la céramique ? Pousse la porte de cet atelier qui te fait de l’œil depuis ton arrivée !

T’offrir un accompagnement pour te retrouver, évaluer ce dont tu as besoin, donner vie à tes envies ? Tu as vu passer plusieurs pubs d’une nana qui a l’air de bien maîtriser son sujet et qui en plus semble hyper accessible. Contacte-la !

Les occasions sont nombreuses de pouvoir assouvir ses envies, ses rêves, il suffit de les voir. Et pour les voir, il faut se le permettre.

Dis-toi bien une chose : tu ne risques rien.

Et une deuxième chose : on ne vit qu’une fois !

Alors autorise-toi !

 

L’expatriation, une page blanche qui fait peur ?

La page blanche fait peur. Souvent.

En réalité, c’est un espace de liberté incroyable. On peut tout y jeter. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle fait peur. Trop de possibilités.

Dans le cas de l’expatriation, je t’invite à lister tes désirs, tes envies, puis à les prioriser, si on peut dire ça comme ça. Cela t’aidera à poser les premières actions pour les réaliser, à poser les premiers mots de cette page blanche.

Passer par l’écriture pour entreprendre cette rencontre avec soi est extrêmement puissant puisqu’elle te relie directement à toi, à ton inconscient. La pratiquer au quotidien te permettra d’y voir plus clair et de mettre le doigt sur ce qui t’apporte de la joie, sur ce qui est fondamental pour toi.

J’ai hâte de découvrir de quoi sera constituée ta page blanche !?